Une autre introduction à la Perception Unitaire.

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Quand on dit que ceci est une introduction à la Perception Unitaire on suggère que ce n’est qu’une façon de commencer l’étude de l’Ouvrage écrit sur Perception Unitaire, qui comprend les livres (en espagnol)  «  Le Nouveau Paradigme en Psychologie », «  La Perception Unitaire », « La Psychologie du 21ème Siècle » et « Lo Profond du Mental».

Si vous êtes sérieux alors vous ne vous en tiendrez pas pour satisfaits avec cette seule introduction.

Nous proposons une Nouvelle Psychologie du 21ème Siècle, La Psychologie Holokinétique, qui  est la conséquence inévitable aux transformations subies par la science du 20ème Siècle.

Nous avons inévitablement  façonné un nouveau langage très cohérant et affin à de très profondes compréhensions en psychologie.

Nous devons faire de ce nouveau langage notre langage commun en Psychologie car sinon nous contribuerons  à la confusion qui règne déjà dans la Psychologie actuelle.

Le langage que nous utilisons est énormément épuré (dégrossi) du point de vue de la sémantique et de l’épistémologie.

Le langage a été confirmé par l’expérience individuelle de beaucoup de chercheurs, y compris l’auteur. Pour autant ce langage est précis et simple, une simplicité qui surgit de profondes compréhensions scientifiques, épistémologiques, exégétiques  et personnelles.

Un langage simple comme celui de la Psychologie Holokinétique sans ces compréhensions peut être utilisé de façon très inadéquate par le néophyte.

Notre langage doit être affin au fait de la Perception Unitaire, qui est le fait le plus important et le moins connu du mental humain.

Nous devons aussi voir notre immense résistance à utiliser le nouveau langage conditionnés comme nous le sommes par le langage incohérent de la Psychologie du 20ème Siècle.

C’est en 1986 que l’on est parti d’une nouvelle définition du mot « mental ».

Le « Mental » n’est pas que le résultat de l’interaction de l’organisme avec le milieu ambiant, depuis l’utérus jusqu’à la mort, c’est aussi le reflet de l’organisation basique de l’univers : l’Holokinésis, qui depuis l’ordre implicite du cosmos s’explicite comme matière, mental et énergie cosmiques. 

Le contact avec l’Holokinésis explicite n’a lieu qu’en Perception Unitaire.

Lorsqu’on parle de Perception Unitaire nous sommes conscients que le mot « perception » est l’acte de se rendre compte qui précède la pensée et toute interprétation rationnelle de l’expérience.

Nous avons décidé, avec David Bohm, de l’appeler « Unitaire » du fait que c’est le contact réel perceptuel (non imaginatif) avec la réalité indivise. Le mot « Unitaire » fait référence au contact conscient avec toutes les énergies arrivant déjà au cerveau, en même temps.

Ce contact, même de courte durée, possède une qualité sensorielle et émotive sans précédents dans l’expérience individuelle, qualité qui en fait un événement d’extraordinaire relevance.

Le contact avec l’Holokinésis qui ne peut surgir qu’en Perception Unitaire conduit sans aucun doute au nécessaire changement dans les aspects quantique, énergétique et moléculaire de la matière cérébrale humaine. Cette mutation cérébrale doit surgir permettant ainsi le changement psychosocial de l’humanité sur toute la planète. Ce changement psychosocial est ce que parfois on dénomme «  La conscience planétaire ». Cette expression quelque peu poétique se réfère au fait que l’on se sent un avec toute l’humanité, se référant aussi au coté compatissant de la globalisation, une conscience qui inclus le milieu ambiant et le travailleur.

La recherche psychologique ne peut pas se réaliser seulement avec les rats et les singes, dans un laboratoire universitaire, elle doit être aussi une expérience individuelle.    

Il s’agit de comprendre par soi-même les implications multiples de la Perception Unitaire.

Comprendre par soi-même est plus important que se comprendre soi-même.

Les mathématiques ne sont pas suffisantes pour être en contact avec la réalité.

Les mathématiques ne nous donnent que certaine certitude illusoire sur la réalité.

La Perception Unitaire est le début de la fin du conflit, c’est un mouvement de silence et de paix. Dès que la Perception Unitaire surgit il existe alors entre les êtres humains, et même avec les autres mammifères, une grande et profonde relation.

En Perception Unitaire il existe aussi une constante captation des incohérences intrinsèque au processus de penser, même lorsque la pensée est en train d’accomplir une fonction n’étant pas une obsession ou une habitude de penser.

Nous dénommons ce processus de penser « mnémonique-eidétique-thymique-autonomique »   ou processus META, pour ne pas séparer les émotions et les réactions viscérales (neurovégétatives) des images de la mémoire qui surgissent simultanément avec n’importe quelle pensée.

Percevant tout le perceptible en même temps cesse la compulsion de classifier le perceptible en « dedans-dehors », le interne et le externe.

En Perception Unitaire l’espace est un et le temps est sans relevance.

Seule la pensée divise l’espace : « Interne/externe », oriental/occidental…etc.

A l’écoute du gazouillis d’un oiseau (par exemple), nous percevons tout le son que génère le cerveau en même temps. Nous oublions souvent que pour écouter un son, le cerveau doit transformer l’énergie sonore qui arrive au tympan, en énergie électromagnétique, pour qu’il puisse exister « conscience » du son. Voila pourquoi nous parlons d’écouter le son que génère le cerveau.

Un traitement intégral des problèmes mentaux sans comprendre que la Perception Unitaire est le fait mental le plus important et le moins connus, n’est pas possible.

Il reste très étonnant que les plus grands cerveaux du 20ème Siècle n’aient rien pu concevoir dans le mental humain autre que pensée, mémoire et connaissance.

Cela se transforma aussi en l’impossibilité de découvrir.

Dans cette recherche au cours des 300 dernières années, à l’exception de Leibnitz avec son concept de Monade ou de David Bohm avec son concept d’Holokinésis, aucun des plus brillants cerveaux ne se sera différencié.

Par exemple, Alfred North Whitehead écrit « Science et Monde Moderne » où il cite Descartes disant, dans le quatrième chapitre de « Science et Philosophie » :

« Je crois voir de la lumière, entendre un son et sentir de la chaleur, ceci ne peut être faux. Ce qui en moi est adéquatement appelé percevoir (sentire en latin) et  qui n’est rien d’autre que de la pensée. »

Il est clair que non seulement Descartes ne perçoit pas unitairement mais en plus il nomme ses perceptions « croyance ».

Il réduit ses perceptions à une absolue façon de penser, ce qui est croyance.

Pour Descartes percevoir,  ressentir et penser étaient la même chose !

Ceci reste encore aujourd’hui la commune façon de penser.

En plus dans quelques langues, comme l’Allemand, il n’y a pas beaucoup de différenceentre les mots, perception et pensée.

C’est pourquoi on est conscient que malgré l’utilisation d’un langage simple et épuré (dégrossi) il peut quand même rester difficile comprendre ce que l’on dit : que la Perception Unitaire est le fait le plus important du mental mais aussi le moins connu et que penser àla Perception Unitaire n’est pas Perception Unitaire.

De la même façon, nous disons aussi que la pensée rationnelle n'est pas en permanence nécessaire et que celle-ci Peut être englobée par la Perception Unitaire.  

Penser à la Perception Unitaire est chose possible mais ceci n’est rien d’autre qu’une pensée de plus.

Par contre, penser tandis que l’on est en perception unitaire est chose profonde, complète et allant au-delà de la pensée.

Le grand Whitehead cite également Henry Sidwick: « Le but primaire de la philosophie est celui d’unifier complètement toutes les parties de la pensée rationnelle, en apportant une claire cohérence. »

Avec de tels précédents réductionnistes il sera peut être difficile d’accepter ou de comprendre ce que l’on dit ; que la pensée peut unifier de petits fragments de la réalité établissant ainsi un plus grand fragment de celle-ci (comme par exemple une théorie scientifique), mais que le contact avec la Réalité Indivise ne peut faire irruption qu’au-delà de la pensée en passant par la porte étroite qui n’est autre que la Perception Unitaire.

Whitehead semble bloquer ce discernement en insinuant que « Leibnitz et la nouveauté de ses monades appartiennent aux extrêmes allant au-delà des limites d’une philosophie sûre. »

Whitehead expulse Leibnitz de sa conception de la philosophie en le plaçant hors de la philosophiedu fait de son concept de la Monade.

Bien entendu, Whitehead ne pouvait pas savoirque ce serait en 1957 que Keith et Upatnicks construiraient l’Hologramme, à l’université de Michigan aux Etats Unis, se basant sur les calculs de Denis Gabor qui lui-même avait employé le calcul différentiel de Leibnitz.

C’est 200 ans après la mort de Leibnitz, quand Gabor reçut son Prix Nobel, que le travail de Leibnitz sera de nouveau publié.

Il est surprenant de voir que même aujourd’hui, au début du vingtième siècle, l’influence de Descartes et de Whitehead est beaucoup plus importante que celle de Leibnitz, de Gabor et l’Hologramme.

Apparemment, Whitehead ne conçoit la religion que comme « une façon de penser ».

Il nous dit dans « Science et Religion » que la science et la religion son « deux crédos pouvant être comparés ».

Whithead nous rappelle que la religion « a surgit à l’expérience humaine mélangée aux plus grossières formes de l’imagination barbare».

Il faut se demander si un de nous entend la religion comme quelque chose qui existe au-delà de la pensée et de la connaissance, quelque chose que la pensée ne peut que réduire.

Yeshua Bar Joseph, plus connu sous le nom de Jésus le Christ, criait en Palestine au long et au large des rues des villes le mot « metanoïa », qui était l’un des mots qu’il utilisait le plus fréquemment.

Le mot « metanoïa » n’a jamais été bien traduit en langues européennes comme l’anglais ou l’espagnol et ce mot veut dire « au-delà de la connaissance et la pensée ».

C'est-à-dire que même un cerveau privilégié du 20ème  Siècle, comme celui de Whithead, n’est pas capable d’entendre que l’essence de la religion se trouve au-delà de ce que l’on peut croire, penser, imaginer et connaitre.

Il s’agit de vivre vraiment dans une différente dimension du mental (mentale). Une dimension à laquelle il n’existe qu’un unique et étroit accès : la porte étroite de la Perception Unitaire (METANOIA).

On dit que Martin Heidegger a été le penseur qui a le plus influencé le milieu de la philosophie européenne du 20ème Siècle.

Heidegger en est arrivé à inventer son propre  langage pour nous parler de ses pensées.

Quand Heidegger est critiqué ce n’est pas pour ne pas être allé au-delà de la pensée.

On dit seulement, qu’en 1933 il a pris le rectorat de l’Université de Freiburg, après que le recteur antérieur eût renoncé avec grande indignation. Cette indignation a été la réponse à l’exigence du Gouvernement Nazi d’Adolphe Hitler, ne permettant pas l’entrée aux étudiants Juifs comme expulsant les professeurs Juifs.

Heidegger n’a pas eu de problèmes avec ces exigences Nazis et il a pris gaiement le rectorat vacant.     

Il est clair que ceci lui est fortement critiqué.

On ne lui critique jamais le fait de ne pas avoir considéré autre chose que la pensée dans sa philosophie.

 Cela est du à la croyance récalcitrante qu’il n’existe que de la pensée et de la mémoire dans le mental humain. Les mots « mental », « mémoire » et « pensée » sont devenu des synonymes pour le plus grand nombre des personnes.

Heidegger écrit dans son article intitulé « Qu’est-ce que la Métaphysique », que la connexion entre l’être et Rien n’a lieu qu’au moyen de la terreur.

Mais, n’importe lequel de nous peut vérifier en un instant que la peur n’existe que s’il existe une pensée évoquant cette peur.

Sur le pas même de cette porte  étroite de la dimension mentale inconnue, qui est la Perception Unitaire, on commence en ce moment même à sentir la totale absence de conflit (absence de peur, colère et tristesse).

Quand le mental individuel mute à l’inconnu, commence un ordre qui par sa nature peut être nommé, « cosmique ». 

On sent une immense paix, une paix étant au-delà du silence auquel on ne pense pas, ni aucun mot est dit.

On comprend la non relevance du temps, tout en comprenant que l’on doit être ponctuel aux rendez-vous. On comprend l’unité de l’espace et l’énergie ainsi que l’intégration unitaire de toute l’humanité.  

Cette dimension étant au-delà des mots elle reste presque ineffable.

Pour autant nous avons décidé de parler de l’unique activité délibérée nous donnant accès (tôt ou tard) à cette dimension mentale.

Cette unique activité délibérée est la Perception Unitaire.

L’homme qui ne connait pas la dimension inconnue du mental (chose que nous avons nommé « CELA » avec Bohm et Krishnamurti) ne pourra pas faner car il n’aura jamais fleuri.

Un être humain n’est pas complet sans Perception Unitaire.

Jetons maintenant un coup d’œil à la Psychologie du XXème Siècle :

Sigmund Freud continue d’être la figure la plus resplendissante, malgré ses erreurs, des erreurs que lui-même c’est chargé de dénoncer avec une émouvante honnêteté.

Freud nous démontre comment le principe du plaisir, notre hostilité et la fusion ou condensation des contenus de la mémoire peuvent influencer autant notre pensée comme notre action.

Freud insiste systématiquement (et non mythologiquement comme le faisaient les anciens Grecs), sur le fait qu’il existe une mémoire inconsciente avec des contenus « réprimés » (ou étrangers à la conscience) et ceux-ci sont retenus là par des « défenses » ou résistances, de nature inconsciente tout autant.

Il affirme que biens des symptômes de maladie psychologique comme l’anxiété et l’obsession (entre autres), sont l’expression consciente de ces contenus de mémoire réprimés. Les perversions sexuelles le sont aussi.

Ces symptômes et perversions sexuelles et peut-être même des maladies de l’organisme ne sont pas l’unique manifestation des contenus réprimés.

Freud affirme que les rêves du sommeil sont le chemin d’or à cette répression.

Les plaisanteries et les erreurs que nous commettons en écrivant et en parlant manifestent aussi  des contenus réprimés, comme le font nos églises nos banques et nos armées avec leurs loyautés et leurs confiances soutenues par des forces inconscientes.

Nos amours ne pourraient pas non plus avoir lieu sans nier (inconsciemment) les défauts ni sans projeter (inconsciemment) les vertus chez la personne qui est objet de notre amour.

De plus l’acte de l’hypnose (avec l’oubli de l’induction hypnotique qui nous pousse à agir), peut être l’essence de la pensée collective même. Nous disons que nous sommes catholiques par libre arbitre, seulement parce que nous avons oublié les innombrables inductions familiales et sociales qui nous impulsent (inconsciemment) à être catholiques.

De la même manière certains ont leurs enfants ou achètent un nouvel ordinateur ou l’automobile de l’année.

Nous affirmons ne pas être racistes jusqu’au moment ou nous nous voyons agir dédaigneusement envers une personne de race noire. Nous avions oublié les inductions hypnotiques de la pensée collective (familiale et sociale) qui  nous poussent à être racistes sans nous en rendre compte.

Freud ne pouvais pas encore parler, de manière scientifique, de cette immense sphère du mental qui existe au-delà de la mémoire et de la pensée et qui nous est inconnue.

Seulement la Perception Unitaire nous permet l’accès à cette sphère du mental et il n’y a pas eu de fondements scientifiques (comme l’Holokinésis de David Bohm) ni concrets (comme cet instrument qui est l’hologramme) ni mathématiques (comme le théorème de John Bell), ni psycho-neurologique (comme la mémoire holographique de Karl Pribram) ni vécu (comme Krishnamurti) pour la Perception Unitaire, seulement après la mort de Sigmund Freud à Londres le 23 Septembre 1939.

Bohm formule complètement l’Holokinésis, récemment en 1986 et l’hologramme apparait en 1957 grâce au rayon laser et le théorème de Bell lui il apparait en 1965.

Pribram formule son concept de mémoire holographique peu après que je le connaisse en 1979.

En 1984, le Docteur David Bohm m’a envoyé l’article suivant pour l’utiliser comme introduction à mon livre (en espagnol) « La Perception Unitaire ».

Les évènements tragiques qui sont arrivés dans ma vie en 1984 m’ont fait oublier d’utiliser cet article comme préface de ce livre.

Au début de l’année 2000, l’ami Luis Córdova m’a fait remarquer cette omission.

Cet ami a découvert l’article inédit de Bohm dans un bulletin domestique que j’avais distribué sous le nom de « A New Life ».

Ce ne fut qu’au mois de Février de l’an 2000 que j’ai traduit en espagnol l’article que le Docteur Bohm m’avait offert en 1984.

Il est surprenant que seize ans après David Bohm continu étant une nouveauté énigmatique autant en Science comme en Epistémologie.

« La Totalité et l’ordre Impliqué » (Un article inédit en langue espagnole) David Bohm – Professeur de Physique Théorique – Université de Londres – 1984.

La phrase « Le monde tient dans un grain de sable » implique la notion qu’aucun objet, qu’aucune personne ou aucun évènement ne sont complètement autonomes ou séparés.

La totalité de l’existence est chose complète, incassable et en mouvement qui flue non divisé et sans frontière. 

La matière et le mental ne sont que de différents aspects d’une réalité totale et indivise.

La matière comme une totalité peut être comprise en thermes de la notion dont l'ordre implicite est la réalité immédiate et primaire. L'ordre explicite est donc un cas particulier et distingué de l'ordre implicite.

La question qui surgit ici (comme l’avait peut-être déjà anticipé René Descartes) consiste en ce que la "substance" réelle de la conscience se trouve dans l'ordre implicite.

Si la matière et la conscience pouvaient être entendues ensembles, en des termes d’une identique notion générale d'ordre, s’ouvre alors le chemin à l’entendement de leur relation sur la base d'UN « sol fertile » ou d’UN fondement commun.

La caractéristique générale de la Physique classique consiste en ce que tout peut être analysé en parties séparées, des parties qui peuvent être considérées autant comme de petits corps discrets, que comme des particules idéales sans extension (le tout en relation seulement à travers de forces externes d'interaction).

Dans le domaine de la Physique Quantique, l'idée classique de séparabilité  du monde en parties distinctes mais interactives, n'est plus aujourd’hui un dogme auquel on se rallie si tenacement. Je trouve fascinant que nous échappe cette ambivalence des Physiciens Quantiques sur ce sujet.

Indubitablement, la Théorie Quantique implique la réalité indivise à l'intérieur du contexte du Quantum.

Mais cependant persiste, évidemment, un étrange attachement à une forme de penser enracinée à la vieille manière de voir la réalité en Physique. Dans cette manière de voir, l'objet isolé et externalisé de la Physique Classique se trouve encore là comme flottant.

La différence unique consiste en ce que maintenant « l’objet » a été remplacé par une classe « d’entité » plus sophistiquée. Cette « entité » est un constructeur abstrait et statistique qui a été nommée « Fonction d'onde », « Onde de Probabilité »… etc.

Cette ambiguïté n’est rien de plus qu'une autre expression de la confusion qui prévaut à l'intérieur de la communauté des Physiciens Théoriques.

Cette confusion n'existe pas dans les équations de la Mécanique Quantique, ou dans les résultats des expériences dessinées pour mesurer l'activité dans le royaume sous-atomique.

Cette confusion se sous-trouve dans le processus même de la pensée, avec lequel les résultats de ces expériences sont interprétés.

Aucune nouvelle théorie ne nous sauvera de cette confusion.

Aucun essaie d’unifier les parties ne résoudra non plus le dilemme car cette tentative produirait inévitablement une autre « intégration de la pensée » c'est-à-dire un autre fragment de la pensée, bien que plus grand.

Je n'utilise pas le terme «  fragmentation » d'une manière péjorative. Je pense que la « fragmentation » est une propriété inhérente à ce même processus de la pensée.

C'est cette propriété de la pensée, la « fragmentation », qui fait que nous voyons le monde en termes de divisions, de distinctions et de différences.

Certes que cette modalité de catégoriser la connaissance a des applications pratiques.

La confusion surgit quand « nous croyons absolument » en ces catégories. Cette « croyance » qui n'admet pas de mises en question a ses racines dans l'assomption irréfutable que le processus de la pensée est indépendant du contenu de la pensée.

Je propose une nouvelle notion d'ordre universel, que j’ai dénommé « l’Ordre Impliqué ou implicite ». Impliqué provient d'une racine Latine qui signifie « enveloppé ».

En termes de « l’Ordre Impliqué », on peut dire que tout est enveloppé dans tout.

Cela contraste avec « l’Ordre Expliqué », qui domine aujourd’hui dans la Physique.

Dans l'Ordre Expliqué les choses sont « développées », dans le sens de ce que chaque chose se trouve seulement dans sa propre région de l'espace (et du temps) et hors de la région qui appartient à d'autres choses.

Un clair exemple de ce que je nomme « ordre implicite » s’explicite à nous quand la lumière, qui émane de vaste étendue d’espace et du temps, d'étoiles, de galaxies et de régimes de galaxies, converge ou « s'enveloppe » à l'intérieur d'un point donné de l'espace.

C'est-à-dire, que la lumière qui émane de (et qui contient une information de) toutes ces sources, est implicite à l'intérieur de chaque point de l'Univers.

Quand cette lumière est interceptée par un instrument, par exemple une lentille télescopique, avec les méthodes appropriées d'interpréter ce qui est reçu, ce point de lumière se développera dans un ordre de phénomènes reconnaissables (ce que je nomme l'ordre explicite de relations manifestes).

Cependant sans telle intervention dans un point donné soit avec des instruments ou avec  l’appareil de la pensée interprétative, absolument rien de significatif ne se révélerait à nos perceptions.

Le patron d'interférence d'une plaque holographique pourvoit un autre exemple de l'ordre impliqué.

L'information sur toute une structure est enveloppée c'est-à-dire impliquée, à l'intérieur de chaque région de l'hologramme.

Si la surface de l'hologramme s'examine, cependant, rien de significatif ne se révèle par le patron des bandes d'interférence de faisceaux lumineux.

Ce qui apparaît est simplement méconnaissable comme une relation cohérente de formes.

Cependant sous des conditions appropriées, quand l’hologramme et une portion donnée de celui-ci se trouvent sur le chemin d'un faisceau de lumière laser, le passage de la lumière stimulée reconstitue en trois dimensions tout le patron correspondant à la structure originale illuminée.

Pour le dire dans mon langage ce qui arrive dans l'hologramme illuminé par le rayon laser est que l'ordre impliqué, inhérent dans les franges d'interférence de la plaque holographique, a été développé en un ordre explicite de manifestation. Cet ordre explicite se manifeste comme un patron de relations qui est maintenant familial, reconnaissable et par conséquent perceptible.

Cette idée des ordres explicites et implicites n'est pas venue à moi gratuitement comme une découverte théorique, cependant. Elle a Plutôt évolué de ma propre étude de la théorie Quantique-Mécanique et de la Théorie de la Relativité d'Einstein.

Le plus fascinant a été pour moi de voir la manière dans laquelle les Physiciens des particules de haute énergie, dans leur engagement avec ce que je dénomme l'ordre atomistique-mécanistique, persistent à ignorer les implications évidentes de LEURS PROPRES THÉORIES.

Cela arrive malgré le fait que les deux théories (La Quantique et celle de la Relativité) impliquent la nécessité de regarder au cosmos comme une réalité indivise.

Dans cette réalité indivise toutes les parties de l'Univers, incluant l'observateur et ses instruments, convergent et se joignent dans une totalité.

Dans cette totalité, la forme de compréhension atomistique est une simplification et une abstraction, valide que dans un contexte très limité.

Le trait central de cette vision atomistique-mécaniciste (tellement en contradiction avec la Théorie Quantique) est que des particules d’ « interactions de champ » arrivent à être interprétées comme des entités discrètes localisées.

Cela correspond à dire que « chacune est hors (ou indépendante) des autres » dans des régions séparées de l'espace et du temps.

C’est invraisemblable que ce qui a été conçu comme un objet individuel dans la Physique Classique, soit devenu aujourd'hui un concept plus abstrait comme le concept de l'état Quantique d'un système.

On nous le présente encore et toujours comme quelque chose n’étant qu’une classe d’existence séparée et autonome.

Un cas commun est l'usage du mot  « trace » (en anglais «track ») quand nous nous rapportons au chemin d'une particule sous-atomique dans la chambre à bulle.

Son usage persistant démontre la résistance profonde à abandonner la vieille habitude de pensée de la Physique Classique.

Il est clair que le simple concept de discontinuité des « sauts quantiques » dément n'importe quelle notion de « traces », même doucement définis.

En réalité la « trace » est une liaison arbitraire de points visibles sur une plaque (négatif) photographique.

C'est une abstraction et une assomption inventée par la pensée, qui présume un mouvement autonome d'une particule localisée retenant son identité d'une, à l’autre,  extrémité de la « trace ».

Certes, c'est précisément la vision classique mécaniciste, qui désirerait s’échiner avec « des particules », comme si celles-ci étaient des entités existantes réellement séparées qui se meuvent traversant l'espace et le temps en obéissant aux lois causales et indépendamment de si nous sommes par là ou non pour les observer.

Il me plaît d'utiliser l'image d'un torrent en flux avec ses patrons de remous, de tourbillons, et d’ondulations toujours changeants qui n'ont pas réellement d'existence séparée du torrent, à ne pas être comme des abstractions faites par la pensée de celui qui observe le torrent en flux.

Cette notion dont tout est flux, implique que n'importe quel évènement descriptible, n'importe quel objet, entité…etc. est une abstraction d'une totalité inconnue et indéfinissable de mouvement en flux.

Ceci implique que peu importe les percées de la connaissance des lois de la Physique, le contenu de ces lois ayant seulement une indépendance relative d'existence et de comportement, aura encore à transiger avec telles abstractions de la pensée.

Si la Théorie Quantique implique si clairement cette totalité indéfinissable de mouvement en flux, alors ... en quoi consiste le fait que les interprétations de la théorie continuent étant limitées à l'ordre explicite ?    

Ma réponse consiste en ce que nous sommes encore mariés à la croyance de ce qu'à travers d'une structuration logique de la pensée nous pouvons arriver à une vraie connaissance de la « réalité comme elle est ». Cette croyance est devenue pour nous un dogme invisible.

Nous nous sommes tellement habitués à l'ordre explicite, et nous l’avons si souvent souligné dans notre pensée et dans notre langage que nous tendons à croire avec une grande force affective que notre expérience primaire est ce qui est explicite et manifeste.

Je peux voir maintenant que j'avais une certaine façon de penser. Avant d'agir, je voulais sentir que j'avais une compréhension conceptuelle complète de la situation, de telle manière que je serais capable de choisir librement, sans être traîné à des fins inconnues par des forces que moi, je n'avais pas anticipé.

Mais participant avec d'autres enfants à une action physique, j'ai du voir le déséquilibre qui surgit quand on insiste à agir toujours de cette façon.

Je me souviens que quand j’avais environ douze ans, nous traversions un torrent en sautant. En même temps que je faisais cela avec une émotion considérable, se manifesta une intense compréhension.

Dans cette compréhension il n'y avait pas de mots, mais mis dans le langage ce serai quelque chose comme ça: "Quand je m'équilibre avec un pied sur une pierre ce que je suis est un état d'équilibre vers la prochaine pierre, et en agissant en conséquence je peux traverser sein et sauf le torrent. Si je m'arrête pour analyser les détails du mouvement, je vais tomber à l'eau".

Cela a eu une profonde relevance pour moi durant le reste de mon existence. Naturellement, cela m'a aussi aidé à traverser ce torrent.

Plus tard j'ai commencé à faire des recherches dans de nouvelles aires. J'ai collaboré avec Albert Einstein et j’ai connu Jiddu Krishnamurti. J'ai travaillé comme Doyen de l'École Secondaire qu'il a fondée à Brockwood Park, près de Londres.

J'ai commencé à observer l'opération même du mental et non seulement le monde de la nature. En réalité nous avons à aller beaucoup plus loin que le royaume de la Physique Quantique, ou de la pensée scientifique en général et voir la question la plus fondamentale de qu'est-ce qui constitue le processus de penser.

Je me suis rendu compte des manières par lesquelles la pensée fragmentaire prend forme, et de la tendance presque imperceptible de croire que ces divisions entretiennent une correspondance avec l'actuelle structure de la réalité..

Ma thèse est un nouveau point de départ pour une étude réelle de la relation entre conscience et pensée. L'apparition de l'Ouvrage écrit du Dr. Rubén Feldman González constitue une innovation dans le domaine de la psychologie. Cette Ouvrage traite les ordres implicites et explicites de la réalité et de comment ils sont en relation avec la psychothérapie, avec l'éducation et la relation humaine en général.

David Bohm - 1984-

 

Jiddu Krishnamurti m'a dit en 1975 que la Perception Unitaire a commencé à être permanente en lui qu’après 1965 (à l'âge de 70 ans). Avant ça cette expérience dans sa vie n’avait été qu’intermittente.

Je l'ai connu quand il avait 80 ans. Il est décédé avec lucidité à l’âge de 91 ans à Ojai en Californie.–

Ce furent mes dialogues avec Krishnamurti, dès 1975 et avec Bohm dès 1978, qui ont donné naissance à la Psychologie Holokinétique.

Le concept de Perception Unitaire reçoit son nom épistémologiquement  approprié à partir de ces dialogues. En 1975 Krishnamurti fut d’accord avec moi me disant que le mot «méditation» qu'il utilisait n'était pas approprié à ce qu'il enseignait.

Voila pourquoi aujourd'hui vous avez la chance et le privilège d'entendre sur Perception Unitaire. Privilège que n’ont pas eu Freud, ni Einstein, ni Marx.-

J'espère que vous allez le prendre très au sérieux dans vos propres vies, même si votre conditionnement intellectuel le repousse.

En autres mots : Vous devez découvrir par vous-mêmes (mais malgré vous-mêmes), malgré tout ce que vous êtes et ce que vous croyez être, les bénéfices de la Perception Unitaire :

1) Une absence de conflit. Paix mentale.

2) la Réactivation de l'intelligence. Le cerveau corrige ses propres erreurs en moins de 24 heures et l'incohérence de la pensée est détectée au moment ou elles s'expriment. De plus, on sait instantanément quand la pensée n'EST PAS fonctionnelle. A ce moment là on peut tenter la Perception Unitaire. La simple tentative de la Perception Unitaire est régénérative.

3) Régénération physique et morale.

4) une communion Profonde dans nos relations.

C'est ce qui est d’abord découvert et le plus facilement. Mais de plus, par votre propre compte, vous ferez beaucoup d'autres découvertes si vous vous maintenez constants dès aujourd'hui, au jour le jour, à tout moment du jour, en Perception Unitaire.

Je les invite à faire sept choses en même temps :

1) Percevoir tout

2) le perceptible

3) en même temps

4) déjà même. Toujours uniquement DÉJÀ.

5) Sans nommer (sans mot parlé ou pensé)

6) de fait en fait

7) toute la vie. C'est une forme de vie et non une simple technique psychologique simpliste préfreudienne.

 Je vous implore de prendre cela très sérieusement et vous verrez d'énormes bénéfices dans tous les aspects de vos vies.

Je répète qu'il vous faudra le prendre au sérieux, au début malgré vous-mêmes.

Si vous n’êtes pas constants, tentant (essayant) la Perception Unitaire, vous ne verrez pas ses énormes bénéfices.    

Je vais terminer cette introduction avec 22 phrases du mutant Jiddu Krishnamurti, qui sont affines avec la Perception Unitaire.

Je vous rappelle que cela n’est qu’une introduction. Vous pouvez aujourd'hui initier une nouvelle vie.

1.- Voir en Perception Unitaire c’est faire.

2.- Le contact avec la création n’est que déjà même.

3.- La pensée existe mais non le penseur.

4.- Connaissez par vous-même (non à vous-même).

5.- On (Un) est le chemin, la vérité et Zoé = La Perception Unitaire.

 6.- Quand "cela" (la pensée de Rubén ó le Rubén de la pensée) finit, "Cela" (Zoé ou la vraie vie) commence.  

7.- La dignité de vivre ce n’est pas la pratique d’une vertu.

8.- Ce qui voit est tout ce qu’il y a.

9.- La Vraie Vie (Zoé) est dans l'espace et non dans le temps.

10.- En la Perception Unitaire, l'observateur fait partie de l'observable.

11.- La Perception Unitaire c’est percevoir tout le perceptible en même temps (déjà-même) sans mots.

12.- La clarté du mental, en soi, n’est pas clarté à l'égard de quelque chose.

13.- Le mental totalement silencieux est totale énergie, amour et beauté.

14.- Le contact mental avec l'énergie ne se manifeste que dans l'espace déjà-même, non dans le temps (passé ou futur).

15.- La pensée rationnelle n'est pas nécessaire en permanence.

16.- Rien n'est meilleur que le bon.

17.- La création est la fin du temps.

18.- Soyez attentif à l'inattention, ne vous efforcez pas à être attentif.

19.- Un mental totalement vif n'a pas besoin d’expériences.

20.- Regarder sans l'interférence du passé c’est regarder en complet silence.

21.- La bonté ne fleurit que dans la paix.

22.- Un mental en Perception Unitaire est tout ce dont la société a besoin.